L'Apec, Association pour l'emploi des cadres, n'est pas une entreprise mais une association paritaire, financée par une cotisation prélevée sur les salaires des cadres. Cette différence de statut explique tout ce qui suit.
Pourquoi le site paraît-il plus petit qu'ailleurs ?
Parce qu'il l'est, volontairement. L'Apec ne cherche pas à agréger tout ce qui se publie : elle diffuse des offres correspondant au statut cadre, souvent déposées directement par des entreprises ou des cabinets de recrutement.
Le volume est donc plus faible qu'Indeed ou HelloWork, mais la proportion d'annonces pertinentes pour un cadre est nettement supérieure. Sur ce site, parcourir cinquante offres a plus de sens que d'en filtrer cinq mille.
Une partie de ces annonces ne se retrouve pas ailleurs, ce qui justifie de le consulter même quand on utilise déjà les grands agrégateurs.
Faut-il créer un compte ?
Oui pour candidater, et cela ouvre en réalité l'essentiel de l'intérêt du site. Le compte donne accès à l'historique des candidatures, aux alertes, et surtout aux services d'accompagnement.
C'est le point que la plupart des utilisateurs manquent : ils traitent l'Apec comme un site d'offres alors que le site d'offres est la partie la moins distinctive du service.
Qu'est-ce que presque personne n'utilise ?
L'accompagnement est gratuit et sous-employé. Il comprend des ateliers collectifs, des entretiens individuels avec un consultant, et des services ciblés selon la situation : premier poste, évolution, reconversion, retour à l'emploi.
Pour quelqu'un qui candidate depuis plusieurs mois sans résultat, un entretien avec un consultant apporte souvent davantage que cinquante candidatures supplémentaires. Le diagnostic extérieur manque presque toujours à une recherche qui stagne.
À quoi servent les baromètres de rémunération ?
L'Apec publie des données de salaire par fonction, niveau d'expérience et région, construites à partir des offres qu'elle reçoit et d'enquêtes menées auprès des entreprises.
C'est l'une des sources les plus solides pour répondre à la question des prétentions salariales, là où l'on se fie d'habitude à des intuitions ou à des témoignages isolés. Sur un poste de cadre, c'est la référence à consulter avant de remplir la case.
Quels sont les ratés les plus fréquents ?
L'offre déposée par un cabinet. Le nom de l'entreprise n'apparaît pas toujours, ce qui empêche de personnaliser la lettre. Ce n'est pas un défaut de l'annonce : le cabinet protège son client. Dans ce cas, la lettre s'adresse au poste et au secteur, pas à l'employeur.
La redirection. Comme ailleurs, une partie des annonces renvoie vers le site du recruteur ou vers un logiciel de recrutement. Le repère habituel s'applique : si le domaine change après le clic, la candidature se dépose ailleurs.
Le compte créé puis abandonné. Beaucoup s'inscrivent pour une candidature et ne reviennent jamais, passant à côté de la partie qui a le plus de valeur.
L'Apec sert-elle si je ne suis pas encore cadre ?
Oui dans deux cas. Les jeunes diplômés y ont accès, quel que soit leur statut à l'embauche, et c'est même l'un des publics visés. Et une personne en voie d'accéder au statut cadre, par promotion interne ou par un poste à responsabilités, entre dans le champ.
En revanche, sur un poste non-cadre stable, les offres seront hors sujet et le temps est mieux investi sur un site généraliste ou sur un réseau régional.
Que fait Tontaf sur l'Apec ?
L'extension reconnaît l'Apec, lit l'annonce et prépare la candidature : champs remplis, CV joint, lettre écrite à partir de l'offre. Quand l'annonce renvoie vers le site du recruteur, elle garde le fil et rattache la candidature à cette offre.
Elle ne remplace évidemment pas l'accompagnement, qui est la vraie raison de s'inscrire ici. Elle libère simplement le temps que tu passais à remplir des formulaires, pour que tu puisses le mettre ailleurs.